Groupe de travail mondial sur l’accès à l’information, les médias et la société civile

Contexte

Les principes de la transparence, de l’indépendance des médias et de la liberté de la société civile sont autant d’outils extraparlementaires servant à empêcher la corruption. Ils sont également tous intrinsèquement interreliés; une faiblesse dans l’application de l’un d’entre eux affaiblira les autres.

L’accès à l’information

Selon Transparency International, plus de 60 pays ont adopté des lois reconnaissant et protégeant le droit du citoyen d’accéder à l’information détenue par les organismes publics. La GOPAC connaît certes l’importance du droit du citoyen d’accéder facilement à l’information que possède le gouvernement, mais elle souligne aussi qu’il est essentiel que les parlementaires reçoivent des rapports crédibles et des réponses à leurs questions écrites et orales et qu’ils aient au moins accès à des services de base pour faire de la recherche et sonder le citoyen. Ensemble, les parlementaires munis de cette information complémentaire et des moyens qu’elle leur donne, les organisations de la société civile et les médias indépendants peuvent assurer un degré considérable de transparence et faire puissamment échec à la corruption.

Documents pertinents
Présentation par Harold Redekopp ( juin 2007)
Résolution d’Arusha
Le point sur la situation des médias, sur l’accessibilité de l’information et sur la société civile en Tanzanie comme armes dans la lutte à la corruption – Document de l’APNAC Tanzanie, présenté par M. Willibrod Slaa, député (Tanzanie) à la 2e Conférence mondiale de la GOPAC

Il ne suffit pas d’adopter des lois sur l’accès à l’information pour le garantir. Comme l’a signalé l'hon. Madzimure (député, Zimbabwe) lors de son exposé devant le Forum des parlementaires, dans le cadre de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, il arrive que certains renseignements soient déclarés secrets, ce qui empêche de faire des enquêtes efficaces. De plus, la procédure d’accès à l’information soulève beaucoup de difficultés. Avec la société civile et les médias, les parlementaires peuvent presser les gouvernements d’améliorer les lois, de faciliter l’accès à l’information et de faire en sorte que le public puisse savoir et comprendre.

La société civile

En tant que parties prenantes de la bonne gouvernance, les organisations qui composent la « société civile » (groupes de citoyens, organismes non gouvernementaux, syndicats, associations professionnelles, groupes de réflexion, universitaires, organismes religieux et médias) tiennent un rôle important et reconnu dans la lutte à la corruption – pour peu qu’on leur permette de le jouer. En sensibilisant la population et en créant des coalitions chargées d’exercer des pressions sur les gouvernements, tant chez nous qu’à l’étranger, elles sont les alliés naturels des parlementaires, puisqu’elles ont le même objectif qu’eux : combattre la corruption.

Les médias

Il est tout aussi clair que le rôle important que peuvent jouer des médias indépendants est un élément essentiel de la lutte à la corruption. Pour la majorité des citoyens de beaucoup de pays, ce sont les médias qui informent et sensibilisent le public au sujet des orientations publiques, des programmes et des services ainsi que de leur prestation. Mais dans de nombreux cas, cette indépendance ne suffit pas. Les journaux, la radio et la télévision sont tous à prix abordables, surtout là où le gouvernement contrôle étroitement l’accès à l’information. Si les nouvelles technologies d’information et de communication modifient fondamentalement la façon de communiquer l’information, il est peu probable qu’elles réduisent sensiblement l’importance des médias.

Le Groupe de travail mondial

Lorsqu’il aura été créé, le Groupe de travail mondial de la GOPAC cherchera à suivre l’évolution de la situation et à contrôler l’expérience vécue dans les divers pays, à favoriser une coopération toujours plus étroite entre les parlementaires et les autres intervenants essentiels à la transparence dans la gouvernance et à donner suite aux recommandations faites dans la Résolution d’Arusha, à savoir

  • presser les parlementaires d’adopter des lois sur l’accès à l’information;
  • étudier les expériences des diverses sections de la GOPAC en matière d’information;
  • informer le conseil d'administration et la direction de la GOPAC et de ses sections des mesures à prendre.

 

Liens

Modèle de loi sur l’accès à l’information
http://www.article19.org/publications/law/standard-setting.html

 

Parliamentarians and Engaging the Public, document de Willias Madzimure (député, Zimbabwe)
Principes régissant la législation en matière d’accès à l’information
http://www.article19.org/publications/law/standard-setting.html

 

Transparency International – Page sur l’accès à l’information http://transparency.org/global_priorities/access_information

 

Transparency International
www.transparency.org

 

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